Stage enfant correction de la dyscalculie

Quel que soit le programme concerné, nous commençons toujours le stage en introduisant les 3 outils spécifiques permettant d’avoir une attitude attentive. de focaliser son attention et son stress.

  • la focalisation de l’attention : permet d’être en lien avec la réalité et donc percevoir correctement ce qui est dit ou lu.
  • le compteur d’énergie : adapter son énergie à la tâche en cours
  • le relâchement : gérer son stress pour accéder aux couches supérieures du cerveau, à toute son intelligence et ne pas se laisser submerger par les émotions négatives.

La pâte à modeler constitue l’outil de base de notre méthode. Grâce à la créativité et l’aspect concret apportés par ce médium, l’enfant devient acteur de son apprentissage. Les modelages, toujours associés au monde de l’enfant, apportent une illustration concrète du mot en question et permet des transformations dans un travail d’essais et d’erreurs où les marques du stylo rouge n’interviennent pas! L’enfant n’est pas stigmatisé et l’estime de soi n’est pas entamée.

Nous faisons toujours modeler l’alphabet, et ceci pour plusieurs raisons :

  • éliminer toutes les causes du sentiment de malaise ;
  • éliminer des confusions liées aux lettres ;
  • faire prendre conscience à l’enfant de la puissance de sa mémoire visuelle ;
  • Utiliser la construction de l’alphabet comme prétexte pour faire prendre conscience à l’enfant des avantages des 3 outils pour lire, écouter, comprendre … ;
  • exercer la mémoire séquentielle (suite des lettres) ;
  • aiguiser le sens de l’observation de l’enfant ;

Ce travail nous permet aussi de de nous assurer qu’en fait l’enfant n’est pas plutôt gêné par une dyslexie.

Nous faisons  modeler les mots qui ont des significations légèrement différentes dans un contexte mathématiques, tels que « de », « en », « et », « par » (« par » peut désigner, dans un contexte littéraire, le lieu par lequel on transite – exemple : « je suis passé par la fenêtre » – alors qu’il peut donner la valeur par laquelle on doit multiplier ou diviser – « 125 divisé par 5 » – dans un contexte mathématique). L’incompréhension de ces mots peut générer un état de malaise et donc faire perdre ses moyens aux Dys. Le langage mathématique est souvent très abstrait et donc empêche les Dys de comprendre les idées présentées.

En modelant l’enfant il devient acteur de sa compréhension, il utilise sa créativité pour illustrer des concepts mathématiques abstraits tels que : les signes et les concepts mathématiques des 4 opérations (addition, soustraction, multiplication, division), le système décimal, le placement de la virgule, les fractions.

Pendant le stage nous abordons, toujours au moyen de la pâte à modeler, différents exercices de mathématiques amenant à traiter des notions de dénombrement, du lien entre les chiffres et les quantités et autres notions sur lesquels se construiront les mathématiques avancées.

Les modelages permettent à l’enfant de s’approprier les concepts mentionnés dans le programme de maîtrise de l’attention.  En effet, ces concepts sont incontournables pour appréhender les mathématiques. Il s’agit des concepts de base de la pensée logique (changement, conséquence, cause et effet, séquence, l’ordre et temps). Une opération, par exemple, est un changement : avant on a 4 ; puis on ajoute 2 ; l’effet est 6. De plus, il faut respecter un certain ordre : mettre les dizaines sous les dizaines quand on pose des opérations, etc.