Une maman pleine d’espoir

La maman d’un garçon de 11 ans témoigne

Bonjour à  toutes et à tous,
Si j’écris ces mots c’ est pour vous faire part de mon expérience ou inexpérience face à la dyslexie.
Pendant longtemps j’ai lutté face à ce handicap invisible. J’ai cherché des solutions qui allaient avec mon fils : chaque cours était réécrit par mes soins en fiche de manière à avoir en coup d’œil les phrases clefs du cours.
Ce travail fastidieux nous prenait en moyenne 4h tous les soirs à refaire le cours le lire et l’apprendre c’est vous dire l’état de désespoir dans lequel je me suis retrouvée.
J’ai alerté nombres de professeurs, nombres de médecins, nombres d’orthophoniste j’avais l’impression d’être Don Quichotte contre le moulin à vent.
Donc je me suis fabriquée mes armes et on avançait avec tout notre attirail tant bien que mal.
Avant de continuer mon récit je tiens à souligner que mon fils est très très volontaire il accepte tous les exercices que je lui donne revoit ses cours de manière assidue et n’hésite pas à recommencer le travail quand il est mal fait.
Après maintes recherches je tombe sur un article de la méthode Davis qui parle d’une solution!!!
Wahouuuu, j’ai bien lu solution?!???
Pourtant le médecin scolaire a réussi à faire pleurer mon fils en lui disant « tu es né dys tu mourras dys… » sans même laisser une lueur d’espoir à son « handicap »-ou don 😉 –
De fil en aiguille je me documente et finis par en parler à mon orthophoniste sans pour autant croire en ses encouragements.
De son côté elle me dit « je me documente et on en reparle ».
Les jours passent les semaines…
Deux mois après elle me fait un rapport oral sur sa propre recherche ses discussions avec ses collègues les forums de professionnels des troubles et me tend le livre « la méthode Davis »
Après lecture je décide de contacter une praticienne de la méthode Mme Gardères qui habite près de chez mes parents (70km) tout de même.
Après avoir longuement réfléchi, je prends la décision avec mon époux de me lancer pour faire le stage.
J’en discute avec mon orthophoniste et voyant mon enthousiasme elle met le ola de suite en me demandant de ne pas trop espérer car les résultats sont aléatoires mais je ne me dissuade pas pour autant.
Je remets mes idées en place, prend rendez vous et la date est fixée pour le mois de décembre une semaine avant les vacances. Je fais les 350 km qui me séparent de mes parents et pendant 5 jours je parcours les 70 km pour me rendre chez Mme Gardères.
Je me retrouve face à une femme sympathique qui connaît la dyslexie vu qu’elle même est dyslexique.
Dès le début une communication a été mise en place entre mon fils et elle même ===> ils parlent la même langue.
Ca peut faire sourire mais je vous assure qu’à certains moments j’avais l’impression d’être face à deux personnes qui avaient un dialecte qui leur était propre.
Des choses se sont mises en place des exercices des méthodes, et par dessus tout, un bien-être d’avoir enfin été compris pour mon fils, d’arriver enfin à dire c’est vrai que finalement.
– je ne suis pas bête et encore mieux j’ai un DON
– Je sais faire plus de choses que la moyenne plus vite et mieux
OUI c est possible!!!
– Je fonctionne en image et une image est mille fois plus riche qu’un texte descriptif
– Je ne dois surtout pas être stressé ça me fait perdre tous mes moyens.
La semaine a été riche en émotions et découvertes.
Le deuxième jour il était capable de me réciter l’alphabet a l’envers car capable de le visualiser dans sa tête.
Il a enfin repris confiance en lui et moi aussi je ne vous cache pas que c’est la moitié du travail.
⇒ confiance, no stress et concentration
Le stage se termine avec des mots mis en image et surtout une bonne orthographe !!!
On est passé de
  • den à dans
  • Avaik à avec
  • In à un
Au jour d’aujourd’hui, le travail demandé par Mme Gardères n’a pas été fait car trop lourd.
Chaque mot déclencheur doit être mis en image je me donne l’été pour finir le programme mais malgré tout il a réussi à obtenir les encouragements de ses professeurs il a gagné en maturité en confiance.
Malgré le coût élevé pour mon budget je ne peux que recommander ce stage si l’enfant est volontaire et en veux il réussira.
Mme Gardères reste très accessible avec beaucoup de professionnalisme
Merci à vous Claudine